Sources & méthodologie

D'où viennent les données, et comment elles sont utilisées.

Ce qu'On boit frais calcule

Pour chaque terrasse, deux scores (« Été » et « Hiver ») indiquent la part des heures de la journée où elle est exposée au soleil, calculée par simulation d'ombres portées réelles — pas une estimation à vue d'œil, ni une donnée tierce toute faite.

Méthode : position du soleil (altitude/azimut) aux solstices d'été et d'hiver, heure par heure sur les horaires habituels d'une terrasse (9h–21h en été, 10h–17h en hiver) ; ombre de chaque bâtiment proche projetée au sol selon sa hauteur réelle ; ombre de la canopée (arbres) ajoutée l'été seulement (hypothèse : feuillage caduc, comme l'essentiel des arbres d'alignement français — platanes, tilleuls, marronniers). Le score « Été »/« Hiver » affiché dans la barre de contribution est la moyenne, sur toutes ces heures, de la part de la terrasse qui reste au soleil.

Sélecteur d'heure — la couleur des terrasses sur la carte, elle, suit l'heure choisie en haut de la carte (4 créneaux par saison : 9h/12h/16h/20h en été, 10h/12h/14h/16h en hiver — décalés en hiver pour rester dans la fenêtre de jour). Chaque créneau est calculé indépendamment (même méthode d'ombre portée, prise à ce moment précis), pas dérivé de la moyenne journalière. Le même sélecteur pilote aussi les itinéraires, l'isochrone et les calques ombres/réseau ci-dessous.

Limites assumées : balcons, auvents, mobilier urbain et obstacles non recensés dans les bases publiques ne sont pas modélisés ; les bâtiments sans hauteur mesurée reçoivent une hauteur par défaut (9 m) ; le calcul ne couvre que les obstacles à proximité de chaque terrasse (200 m pour les bâtiments, 60 m pour les arbres). C'est une estimation géométrique sérieuse, pas une simulation solaire certifiée.

En cliquant sur une terrasse, une barre de contribution détaille la part de l'ombre due aux bâtiments et celle due à la végétation, pour chaque saison — les trois valeurs (plus la part ensoleillée) totalisent 100 %.

Calques additionnels

Fond de carte volontairement épuré — CARTO Positron plutôt qu'un fond standard, pour que les calques de données ci-dessous ressortent sans concurrencer un fond trop chargé.

Végétation (IGN CoSIA) — classification par intelligence artificielle de l'occupation du sol à 20 cm de résolution, dont deux classes d'arbres (feuillus, conifères). Attention : c'est une couche d'occupation du sol, pas une carte de hauteur de canopée — elle ne remplace pas le calcul d'ombre ci-dessus, elle donne un repère visuel de la présence de végétation.

Ombres portées — l'ombre réelle des bâtiments de 15 m ou plus, à l'heure et la saison sélectionnées en haut de la carte. Simplifiée pour rester légère (seuil de hauteur, tolérance de simplification) : c'est un repère visuel de l'ambiance générale d'un quartier à un instant donné, pas le détail heure par heure utilisé pour noter chaque terrasse.

Météo — température et condition (soleil/nuages/pluie…) affichées en haut de la carte pour l'heure sélectionnée : prévision horaire du jour même, centre-ville, via Open-Meteo (proxifiée par notre serveur pour que votre adresse IP ne soit jamais transmise à ce tiers).

Îlots de chaleur — aléa nocturne (Paris uniquement) — c'est notre réponse concrète à la question de la « réverbération de chaleur des bâtiments » : aucune donnée ouverte ne modélise le rayonnement thermique bâtiment par bâtiment, mais le jeu de données de l'Institut Paris Region calcule, à l'échelle du quartier (îlot morphologique urbain), l'albédo (réflectivité de surface) et l'admittance thermique (capacité à stocker/relâcher la chaleur) qui déterminent l'aléa de chaleur nocturne affiché. C'est un modèle daté de 2021, pas une mesure en temps réel. Non encore disponible pour Toulouse, Lyon et Bordeaux (piste : zones climatiques locales du Cerema, format encore à vérifier pour ces villes).

Ce qu'On boit frais ne fait pas (encore)

L'îlot de chaleur nocturne n'est disponible que pour Paris (Institut Paris Region) — les autres villes n'ont, pour l'instant, que la dimension « rue » (ombre bâtiments + canopée), pas la dimension « quartier ». Les itinéraires piétons et l'isochrone de confort maximum, eux, réutilisent déjà exactement ce calcul de fraîcheur des terrasses, appliqué segment par segment au réseau de rues (voir le panneau « Itinéraire » / « Zone accessible » sur la carte).

Paris

Le jeu d'arbres officiel a été réduit d'environ 218 000 à ~1 700 enregistrements par la Ville de Paris entre le 25 juin et le 3 juillet 2026 (aucune explication officielle trouvée). Plutôt que d'utiliser ce jeu réduit, on utilise un instantané figé du jeu complet récupéré juste avant cette réduction — il ne sera jamais mis à jour automatiquement.

Toulouse

Lyon

Terrasses : deux sources combinées. La Métropole de Lyon publie un jeu de points d'intérêt touristiques (Onlylyon) qu'on filtre sur les établissements de restauration dont la description mentionne explicitement une terrasse (~91 lieux confirmés) — plus fiable mais partiel. On complète avec OpenStreetMap (outdoor_seating=yes) pour le reste, en évitant les doublons.

Écarté après vérification : le « cadastre solaire de la Métropole de Lyon » modélise l'ensoleillement des toitures (pour l'installation de panneaux solaires), une géométrie différente de l'ombre projetée au niveau du trottoir dont on a besoin ici — il ne nous sert pas.

Bordeaux